Dans cinq ans, les ventes s'équilibreront entre PC, musique et télécoms.
« MONSIEUR PLUS » pourrait devenir le surnom de Steve Jobs, cofondateur
et président d'
Apple. Hier l'
action de la
firme à la pomme a touché un
nouveau
sommet historique, à 188,60
dollars au début des
cotations sur
le
Nasdaq, en
hausse de 8,16 %. Sa
capitalisation boursière a culminé
ainsi à 164,06 milliards de dollars. Cette flambée s'explique par la
publication, lundi soir, de résultats
records pour le dernier trimestre
de l'exercice fiscal 2006-2007, clos le 29 septembre, avec un
bénéfice
net de 904 millions de dollars, en croissance de 66,8 %. Les
analystes
financiers tablaient sur une progression comprise entre 45 % et 50 %.
Tous les métiers ont contribué à ces performances du récent
iPhone, à
la fois un baladeur musical et un
téléphone mobile, à l'
iPod, en
passant par le traditionnel PC.
Renouvelée depuis deux ans à l'aide du fabricant de puces
Intel, la
gamme de PC portables, Mac Book et iBook, a connu une forte demande
pendant la rentrée scolaire. Aux États-Unis, la firme à la pomme a
conquis la troisième place des fabricants, derrière HP et Dell, selon
la société d'études Gartner. Sur le Vieux Continent
« au dernier trimestre, nos ventes ont progressé quatre fois plus vite que celles du secteur »,
se réjouit Pascal Cagni, directeur général d'Apple Europe. Ce métier
historique, qui était tombé à la moitié du chiffre d'affaires global, a
repris du poids au dernier trimestre (60 %).
En un peu plus de cinq ans, la musique est devenue la deuxième activité
du groupe californien, grâce au
site de
vente en ligne iTunes et au
succès de l'iPod. Avec 10,2 millions de baladeurs vendus au dernier
trimestre, Apple a écoulé 119 millions d'appareils depuis le lancement
en octobre 2001. Même en France, où le marché devrait stagner cette
année, la firme augmente ses ventes. Le renouveau de la gamme avec
l'iPod classique et l'iPod Touch aident la firme de Cupertino à
conforter son avance.