"Une partie des gains engrangés aujourd'hui est à mettre à l'actif des investisseurs voulant se prémunir contre un bond de l'inflation, qui devrait se poursuivre sous l'effet combiné d'un dollar faible et de perspectives de baisse des taux d'intérêt américains", a souligné Mike Fitzpatrick de MF Global.

De façon générale, quand le billet vert faiblit, le pétrole, qui est vendu en dollars, revient moins cher aux investisseurs possédant d'autres devises.

L'euro s'échange actuellement aux alentours de 1,57 dollar, soit près de ses plus hauts depuis son lancement en 1999. Or la probabilité que la Réserve fédérale américaine (Fed) baisse à nouveau ses taux d'intérêt maintient le billet vert en retrait par rapport aux autres monnaies.

"Tant que le dollar restera en baisse face à l'euro, le prix du baril de pétrole s'échangera entre 100 et 110 dollars", estime M. Flynn.

Les cours du baril de pétrole avaient atteint un record absolu à 111,80 dollars à New York, le 17 mars, poussé par une arrivée massive des fonds spéculatifs.

Les déclarations du secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), durant le week-end, ont nourri l'appétit des investisseurs pour le pétrole et "devraient entretenir momentanément le mouvement de hausse", selon Mike Fitzpatrick.

Abdallah el-Badri a déclaré samedi que l'Opep n'envisageait pas de relever ses quotas de production, jugeant que le prix élevé du baril d'or noir était dû à d'autres facteurs que le rapport entre l'offre et la demande.

La position de l'Opep, qui craint une baisse de la consommation d'or noir au sortir de l'hiver et ne veut pas voir baisser ses revenus, est néanmoins déjà largement anticipée par les intervenants.

(©AFP / 07 avril 2008 21h39)